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News :
En cours de mise en oeuvre: Volta-HYCOS
SYSTEME MONDIAL D'OBSERVATION DU CYCLE  HYDROLOGQUE
 
Parmi les principaux cours d'eau de la zone tropicale boréale de l'Afrique, la Volta présente plusieurs présente plusieurs traits originaux. Alors que le Niger supérieur, le Logone et le Chari, par exemple, coulent du sud au nord des régions tropicales humides vers les confins du Sahara, la Volta offre un aspect opposé : plusieurs maigres formateurs naissent dans le Sahel au dessous de 1000 mm de précipitations annuelles et se dirigent après mains détours vers le sud, plus humide, où ils s’enflent et se gonflent notablement.  
 
La longueur du fleuve est de plus de 1850 km avec un bassin de 400.000 km² qui se jette dans l’Océan Atlantique. Il concerne presque toute la partie méridionale du Burkina Faso et presque toute la partie septentrionale du Togo, ainsi que la majeure partie du Ghana. Quelques portions plus modestes intéressent les franges du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Mali.
 
Le débit de la Volta ne devient important qu’au centre du Ghana dans son bief inférieur après avoir reçu d'importants apports de son affluent principal, l’Oti. C’est là où le barrage d’Akosombo créé en 1964 avec plus de 60 milliards de m3 de réserve utilisable et une capacité de stockage de 148 milliards de m3, accumule plus d’une fois et demie le module. Le Lac Volta est devenu un pôle de développement du Ghana.
 
Plus au nord, les besoins croissants des populations des régions pré-sahéliennes ont conduit à rechercher assidûment les moyens d’exploiter l’eau de manière optimale, malgré sa rareté Le barrages de Bagré, Kompienga et Ziga ont été construits dans ce cadre. Le volume total de stockage au Burkina Faso est de moins de 4 milliards de m3.

Les 400.000 km² du bassin de la Volta sont drainés par un réseau hydrographique qui se développe autour de trois branches principales qui sont : le Mouhoun (Volta Noire), puis le Nakambé (Volta Blanche) et son affluent le Nazinon (Volta Rouge). Le principal affluent de la Volta est l'Oti, qui coule du Togo et du Bénin.

Le projet Volta-HYCOS a été développé dans le cadre du suivi à l’échelle des principaux bassins internationaux du projet AOC-HYCOS. Un document de projet pour Volta-HYCOS a été établi par l'OMM en collaboration avec l'IRD et mis à la disposition des SHN des principaux acteurs du bassin versant (le Ghana et le Burkina Faso) pour les premiers commentaires en septembre 2002. Les responsables et les experts des principales parties prenantes se sont réunis à Accra en octobre 2002 et ont proposé des amendements au document de projet préliminaire qui a été ensuite diffusé, une fois les commentaires intégrés, à tous les pays du bassin. Le projet de document a été examiné et approuvé par SHN des six pays riverains (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Mali, Togo).

La projet Volta-HYCOS vise à développer le cadre régional, ainsi que l'infrastructure technique sous-jacente de collecte et gestion de données, nécessaire pour l'échange d'informations sur l'état des ressources en eau, en appui aux initiatives de développement. Pour s'assurer que le projet est axé sur la demande et obtenir l’engagement des pays concernés, l'OMM, en collaboration avec l'IRD, a organisé à Ouagadougou en mars 2004 une réunion préparatoire afin de présenter et de discuter entre les représentants des pays le document de projet préliminaire. La réunion a examiné la proposition de projet et a fait des recommandations sur la mise en œuvre.

Le coût total du projet est de 2,220 millions d’Euros. Le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM), par le biais de l'Agence Française de Développement (AFD) finance le projet à hauteur de € 1000000, IRD offre 780000 Euros en nature et 2iE et les pays participants 440000 Euros. Un accord pour le financement du projet a été signé en décembre 2004 entre l'OMM et l'AFD. L'OMM est l'agence d'exécution du projet et fournit l'encadrement technique pour sa mise en œuvre. L'OMM a signé deux autres accords de travail avec l'IRD et le 2iE. Le Centre régional du projet (CEP) est hébergé par l'Institut international d’ingénierie d l'eau et de l'environnement (2iE, auparavant Groupe d'Ecoles Inter-Etats EIER-ETSHER - GEE), situé à Ouagadougou, au Burkina Faso. L'institut français de recherche pour le développement (IRD) fournit un soutien scientifique et technique au projet.
 
La phase préparatoire a démarré en janvier 2006 après la nomination de M. Jacob Tumbulto (Ghana) en tant que directeur de projet (décembre 2005) ; les activités de terrain ont commencé au début de 2006. L'unité de gestion du projet est devenue opérationnelle en janvier 2006. Une équipe de projet a effectué une série de visites dans les pays pour discuter leur besoins, évaluer l’état des réseaux et de finaliser le document de projet détaillé.
 
La phase préparatoire du projet, qui a durée six mois et pendant laquelle ont été développés le plan d'exécution détaillé et le budget relatif, s’est achevée par l'organisation à Ouagadougou, en septembre 2006d de la première réunion du Comité de pilotage, au cours de laquelle le document de projet, le budget et le plan de travail ont été approuvées. La phase de mise en œuvre du projet a débuté en octobre 2006. Les pays membres ont recommandé d'étendre les activités du projet et la couverture budgétaire afin de financer l’Autorité du bassin du Volta (ABV), récemment établie.
  
Quatre stages ont été organisés au niveau régional, dont un organisé conjointement avec la NBA pour renforcer la coopération entre les projets Niger-HYCOS et Volta-HYCOS. Quatre autres stages régionaux sont prévus en 2007 et 2008. Des stages de formation similaires sont prévues pour être conduites au niveau national par du personnel qualifié. Un document de projet a été finalisé et est maintenant disponible en anglais et en français. Ci-dessous est présenté le matériel des cours de formation.
 
 
 
Autorité du bassin de la Volta
 
Dans le cadre du renforcement de la coopération à l'échelle du bassin promue par Volta-HYCOS, l'Autorité du bassin de la Volta (ABV) a été créé. En janvier 2007 lors du sommet de la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les chefs d'État des six pays riverains ont signé une convention instituant le statut de la Volta et établissant la ABV. L’ABV est chargé de promouvoir la gestion intégrée et durable des ressources du bassin de la Volta et de protéger l'environnement et l'écosystème du fleuve. L'OMM est en train de fournir son appui à l’ABV pour obtenir des fonds pour soutenir ses nouvelles activités.